Rétinoblastome : un accord historique entre SIOP Afrique et les sociétés d’ophtalmologie, accompagné par l’AMCC
Dans le cadre de sa mission de plaidoyer en faveur de la lutte contre le rétinoblastome, l'Alliance Mondiale Contre le Cancer (AMCC) est heureuse d'avoir accompagné la signature de l'accord de collaboration entre SIOP Afrique et les sociétés savantes d'ophtalmologie représentant 27 pays africains, à l'occasion du 16ᵉ Congrès biennal de la Société Internationale d'Oncologie Pédiatrique Afrique (SIOP Afrique), tenu du 13 au 17 avril 2026 à Lagos, au Nigeria.
Réuni sous le thème "Construire des réseaux collaboratifs pour l'oncologie pédiatrique à travers l'Afrique", le congrès de Lagos a rassemblé cliniciens, chercheurs, décideurs, survivants et partenaires venus de tout le continent et au-delà. La signature de cet accord en illustre concrètement l'ambition : faire de la collaboration entre disciplines, institutions et frontières le moteur du progrès pour les enfants d'Afrique. L'implication des ophtalmologistes est en effet essentielle, tant pour le diagnostic que pour le traitement du rétinoblastome. Elle l'est plus encore à mesure que le diagnostic précoce, dont la fréquence ne cesse de croître, se généralise.
Cet accord marque une avancée importante dans le renforcement de la collaboration entre les spécialistes de l'ophtalmologie et de l'oncologie pédiatrique en Afrique, afin d'accélérer la mise en œuvre de l'Initiative mondiale pour le cancer de l'enfant (Global Initiative for Childhood Cancer – GICC) de l'Organisation mondiale de la Santé.
Lancée en 2018, la GICC vise à porter à au moins 60 % le taux de survie des enfants atteints de cancer dans le monde d'ici 2030. Elle s'appuie sur six cancers "traceurs" prioritaires, hautement curables, parmi lesquels figure le rétinoblastome. Sa sélection n'est pas fortuite : il a été retenu précisément parce qu'il exige un partenariat étroit entre ophtalmologistes et oncologues autour du diagnostic précoce. Détecté à temps, il permet de sauver la vie de l'enfant, mais aussi, souvent, son œil et sa vue. Alors que le rétinoblastome se guérit dans la quasi-totalité des cas dans les pays à revenu élevé, les taux de survie demeurent très inégaux en Afrique, où le diagnostic tardif reste fréquent. C'est cet écart que la coopération renforcée entre les deux spécialités entend combler.
L'AMCC salue le leadership et l'engagement de l'ensemble des partenaires ayant contribué à cette avancée majeure pour chaque enfant atteint de rétinoblastome en Afrique. Cet accord s'inscrit dans la continuité de l'action menée par l'AMCC depuis 2011, qui soutient aujourd'hui 32 équipes pluridisciplinaires dans 23 pays, avec un objectif de 70 % de taux de guérison à dix ans. En rapprochant durablement les deux spécialités indispensables à sa prise en charge, cette collaboration pose une pierre supplémentaire dans la construction d'un réseau africain capable d'offrir à chaque enfant les mêmes chances de guérison, où qu'il naisse.



